22 mai 2008

58 - Edouard

pauvre_pauvre

58 - Edouard

    Depuis que Lekervelec lui avait sorti une histoire à sa façon, comme quoi Toussaint l’Haïtien avait été le propriétaire d’une superbe navaja qui, justement, avait servi à tuer la première victime du Bourreau d’la Butte, et que les autres crimes ou tentatives, ressemblaient foutrement au premier, Fabio ne pensait plus qu’à avoir un petit entretien amical avec l’antillais. Bien sûr Loïc avait un peu omis de rappeler la cession de la lame à Miche, et avait seulement laissé entendre que Toussaint était plus souvent blindé qu’à son tour, et qu’à Pigalle, tout l’monde l’appelait Nègre Fou. Du coup, l’entretien auquel songeait Fabio ressemblait plus à de la distribution d’bastos, qu’à un cinq à sept dans les salons du Lutetia!

    De son côté l’inspecteur principal Garrin avait été faire un p’tit tour du côté de Lariboisière où se trouvaient les toutes dernières cibles du Bourreau, Josy et Vlad ; ce dernier revenait de loin, puisqu’aussi bien le couteau du faux barbu lui avait sectionné la fémorale. C’était bien là l’intérêt, de se faire poignarder en milieu hospitalier: il avait pu bénéficier de soins aussi immédiats qu’attentifs, le corps médical se sentant quand même un peu péteux d’avoir laissé pénétrer dans l’hosto, un boucher de l’acabit du Bourreau! Garrin, autant par délicatesse que par calcul, avait apporté un bouquet de fleurs - des anémones - pour Josy et un pack de six - Kanterbrau - pour Vlad. Il laissa les bières à la porte de la chambre à Josy - pauvre agnelle - et entra :
    - Bonjour, Mademoiselle… Vous allez mieux, on dirait, non ?...

    - Oh, bonjour Monsieur Garrin….

    - Tenez, vous demanderez à la fille de salle de vous les mettre dans un bocal...

    - Oh, Monsieur Garrin, comme c’est gentil… Des anémones… mes fleurs préférées…
    - Ah, ben c’est jour de chance, alors !

    Jour de chance mon cul : Garrin avait eu l’tuyau par Lekervelec lui-même quand il l’avait interrogé au sujet de l’agression d’la rue du Roi d’Alger, et, en gros pourri de flic républicain qu’il était, il s’était dit qu’un petit fayotage, ne pouvait que favoriser les confidences. D’où le bouquet. Tout en causant, Josy s’était redressée, tant bien que mal, et le drap qui la recouvrait avait laissé s’échapper une jambe nue. Josy, mignonne sans être vraiment belle, avait cependant des jambes magnifiques, au mollet joliment galbé , à la cheville fine et à la cuisse ferme et musclée. Le drap l’avait découverte jusqu’au creux de l’aine, et Garrin, en eut une grosse suée et une violente érection. Il balbutia en verlanant:
    - Ne gébou pas… euh… bougez comme ça… vous allez vous faire monter la fièvre…
    - Oh, vous savez Monsieur Garrin, ici il fait si chaud, de toutes manières que la fièvre elle monte toute seule…
    Ce disant Josy, ingénue candide, sortit sa deuxième jambe du drap et vint la croiser haut sur l’autre. La fièvre, Garrin la sentait bien monter, du slop aux oreilles, qu’il avait brûlantes. En même temps l’émotion le submergeait, tant Josy - pauvre agnelle -, avec son gros pansement autour du cou, ses pauvres yeux battus et son sourire malade lui inspiraient de compassion. Avec ces putains de jambes, comme ça, involontairement impudiques, avec ce putain de sourire et ces putains de yeux, d’un coup Garrin eut une grosse boule dans la gorge. Il s’assit au bord du lit et posa doucement une main sur la cuisse fraîche de Josy :
    - Josiane, il faut que nous parlions tous les deux…

    Josy se méprit sur ses intentions :
    - Oh, Monsieur Garrin, pas ici…

    - Si, ici, justement, il faut que vous me disiez tout sur Loïc Lekervelec… Parce que, que vous le vouliez ou pas, il est au cœur de cette histoire… Comment et pourquoi, c’est que je cherche à savoir, et vous, Josiane, vous pouvez m’y aider.
    - Ah, inspecteur, c’est pour ça, alors…

    Garrin lui caressait maintenant le haut de la cuisse, tout près du pli du drap qui laissait apparaître la naissance de sa toison pubienne. Josy ferma les yeux quand il lui dit :
    - Appelez moi Edouard.

à suivre

Posté par dinan à 01:01 - Commentaires [6] - Permalien [#]


Commentaires sur 58 - Edouard

    Hey, Brisc', je me disais en te lisant que les femmes dans ton feuilleton, non contentes de se faire toutes zigouiller, étaient soit des pouffes, soit des cruches, soit des grosses de Lesbos city... Tu pourrais pas nous en sortir une de derrière les fagots, normale, avec un petit truc dans la tête, du plomb, par exemple, mais pas celui de la pétoire à Nera,une fille bien, quoi, qui leur mette le nez dans le caca à tous ces mâles, fort peu brillants au demeurant eux non plus, remarque, je te l'accorde... Ben quoi, on peut rêver, non?

    Posté par Kiki, 22 mai 2008 à 07:54 | | Répondre
  • Promis, Kiki: dans l'épisode 74 j'appelle Pravda la Survireuse et Elena Gianini Belotti à la rescousse! Ça va chier pour tous ces nazes de mecs, Kervémerde en premier, parole!
    Sinon, j'prépare la suite de Lavis Noir: "La Revanche de l'Agnelle du Pont d'la Butte"... tous les mecs y sont butés.

    Posté par Briscard, 22 mai 2008 à 11:22 | | Répondre
  • OUAIS!!!
    du sang,du sang!

    Posté par happy T, 22 mai 2008 à 16:01 | | Répondre
  • vous parlez de la suite, faudrait voir à terminer the first one avant de jouer le prolongations.

    Posté par stephan, 23 mai 2008 à 07:57 | | Répondre
  • Ça vient, stephan, ça vient...

    Posté par Briscard, 23 mai 2008 à 18:28 | | Répondre
  • Peau lisse et cuisse légère ne pouvaient que s'accorder,quelle conne cette Josy, je la vois pas s'arrangeant...
    Pour la photo de l'agnelle, zoriez dû faire appel à mes services, j'ai eu plus beau dans mon cheptel!
    Tiens, finalement, j'ai trouvé un créno horaire pour te lire!

    Posté par caramel, 29 mai 2008 à 03:54 | | Répondre
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